Je vais enfin, pour votre plus grand plaisir, commencer à relater notre voyage au pays du soleil levant.
Commençons par le commencement: la France.
Jeudi 9 août: nous prenons le train à Nantes, pour arriver 3 heures plus tard à l'aéroport CDG. Nous sommes fébriles et un peu inquiètes il faut l'avouer. Dans le train, nous bavardons voyage et checkons un peu le tout. Finalement nous arrivons à destination. A partir de là, c'est folklo.
{A partir de l'aéroport nous devons aller à l'hotel (la gare se situe à l'interieur de l'aéroport; de l'aéroport aux hotels il y a des "navettes")}. En effet, il fallait trouver la navette (aaaah les fameuses navettes T_T) qui nous emmenerai à notre hotel. Croyez le ou non, on a bien tourné en rond pendant 30 minutes avant de finalement trouver la zone. Et au moins 20 minutes avant d'avoir la bonne navette. Nous avions les nerfs en pelotte.
Un fois arrivée à l'hotel (accor ibis), on s'amuse comme des petites folles xD. Super repas de goinfre au self (par contre, les prix c'est abusé T_T), balade dans le froid dans ce no man's land- une zone d'hotel coincée entre deux bretelles d'autoroute quoi. Puis nous nous penchons sur nos réservations d'hotel.
Tokyo: c'est bon (10 nuits)
Fuji: c'est bon (2 nuits)
Nagoya: c'est bon (2 nuits)
Kyoto: Okaaay (10 nuits)
Kobe: nickel (3 nuits il me semble)
Okayama: it's good (2 nuits)
Hiroshima: ça coolle (1 nuit)
Nous retraçons un peu le début de nos trajets {on vérifie les lignes de train que nous devrons prendre pour aller d'une ville à une autre}.
Moi qui suis toujours à prévoir le pire, je nous ordonne (xD) de prendre la navette de 7h50 pour être à l'aéroport à 8h30 (embarquement à 11h, mais la fille qui m'a vendu les billets d'avion m'avait précisé de prendre nos billets 2 heures avant).
Vendredi 10 août: Miracle, tout colle.
Quand, la crise. Nous avions des billets éléctroniques. C'est gentil, mais personne ne nous avait au préalable expliqué ce que c'était exactement. Nous avons tourné en rond pendant au moins une heure (questionnant 5 personnes - du personnel - infichu de nous dire où était notre comptoir et ce qu'il fallait qu'on fasse pour récupérer nos billets).
Bon, on se demande si ce n'est pas parce que notre vol n'est pas encore indiqué sur le panneau général. Ce qui impliquerai que son comptoir n'est pas encore ouvert. Vaille que vaille, je me dis qu'autant s'enfonçer dans la honte, en allant poser des questions à des employés d'un comptoir pour je ne sais quelle destination exotique.
Miracle 2: la fille très sympa, se marre et m'explique qu'on a besoin de personne pour retirer nos billets...puisqu'on a pas à en avoir T_T en clair, notre passeport suffit. Il faut juste aller à une borne, passer le passeport, taper le numero du vol et... vous avez accès à un plan virtuel de l'avion pour choisir vos places !!! Ensuite cette brave machine nous imprime à chacune notre carte d'embarquement.
Je vous passe nos périgrinations (ah si, pour mon sac à dos de rando, il faut l'emballer dans un sac plastiques pour que les sangles ne bloquent pas le système de tapis qui emène les bagages. Eh bien à Narita, pour le retour, je n'ai jamais eu à faire une telle chose, puisque les employés s'occupent des sacs un par un).
Nous arrivons dans la zone duty free, un peu psychologiquement instable après tous nos déboires (qui n'en sont pas vraiment, mais on manquait de sommeil xD). Et on se demande comment on va régler le nouveau problème qui est apparu: il ne restait plus que 3 places disponibles et aucunes côte à côte.
On embarque pensant demander à nos voisins s'ils voulaient bien changer. Et évidement, il fallait que les personnes qui étaient à côté de nous arrivent dans les dernières. Je demande péniblement à la japonaise (vol: 70% de jap 25% d'hispanophones 5% d'un peu de tout, nous étions...4 français) à côté de moi si elle veut échanger de place...Elle se met à parler hyper vite en me faisant signe que non. Je me prépare à déprimer à mort pendant 12 heures, quand elle revient avec des numeros de place.
Cette gentille femme était allée demander aux japonais de son groupe si certains voulaient bouger...On était trop abasourdie pour penser à remercier vraiment correctement ces personnes généreuses. Surtout que notre mouvement de dernière minute a foutu en l'air tout le comptage des hotesses de l'air (à notre décharge, n'importe qui aurait vu que l'avion était plein, et nous sommes arrivées avant le comptage de nos places - qui étaient vides, conséquence du déplacement des deux japonais). Elles avaient l'air sur les nerfs, du coup pendant tout le voyage on a été un peu stressé.
Les 12 heures n'ont pas été atroces mais presque. J'adore l'avion, et d'ailleurs, je ne serai pas contre refaire 12 heures (le retour s'étant extremement bien passé). Mais c'était la première fois et je n'étais pas préparée. Car oui il faut être préparé: vêtements dans lesquels on est à l'aise, trousse de survie qui permet de se rafraichir de nettoyer un peu sa peau. Mais préparé aussi physiquement: ne pas hésiter à aller aux toilettes par exemple xD sauf que dans avion plein, il faut guetter le bon moment et c'est pas toujours évident...
Et puis surtout, savoir comment gérer le temps. Nous avons exactement ce qu'il ne fallait pas faire: se droguer avec les films disponibles. Manger les yeux injectés de sang du à l'excès de télévision. Essayer de dormir ensuite.
Non non non.L'experience me prouve qu'il faut: lire pendant la première demi heure (seul moment possible, lire en avion, c'est vraiment pas agréable) manger le premier repas en regardant un peu les programmes divertissants qu'offre notre écran xD. Puis dormir ! La digestion aide beaucoup plus que le visionnage de 2 films xD pour trouver le sommeil. Ensuite impossible de dormir, donc là vous enchainez les films...
{nous avions 3 repas; à mon sens beaucoup trop, je n'ai jamais vraiment eu très faim}
Bref, on en peut plus, mais heureusement, Narita est proche !!!!
J'ai un sourire béat, les yeux aux bords des larmes. L'impatience nous gagne. Et dieu sait qu'être impatient à bord d'un avion, il n'y a rien de pire. Vous ne pouvez pas bouger, vous ètes tout simplement impuissant xD.
Mais...NOUS Y VOILAAAA. Quoique je parle un peu trop vite...Il n'y a personne dans le terminal...Nous débarquons et cherchons la zone à visas. Puis nous faisons la queue pendant 35 minutes avant d'avoir la signature libératrice {dans l'avion nous avons eu à remplir certains formulaires, que les hotesses de l'air trouvent aussi obscures que nous. C'est rassurant}. Il n'y a vraiment personne dans ce terminal...Nous récupérons nos sacs. Le type de sécurité (qui ne regarde même pas vraiment nos sacs) nous demande gentiment si nous avons de la drogue. Nous répondons non. Il nous dit bon séjour et nous montre les portes de sortie. Quelque chose m'intrigue dans cette procédure, m'enfin.
Et lààà...On re-tourne en rond. Galèèèère. On va à l'exterieur, se prenant une fournaise abominable. Nous ne le savions pas encore, mais c'était la canicule nipponne (plus hautes températures depuis 1992, soit 41° C). On est assitôt assomées et completement HS.
On tourne au milieu des embarquements des navettes. On regarde des plans auxquels on ne comprend rien. Un gentil monsieur nous explique qu'il faut prendre le métro, avec un anglais abominable. Sauf qu'on cherche, on cherche...Oui je sais le métro est en général souterrain (quoiqu'au japon ce fait n'est pas obligatoire). Nous cherchions donc la bouche de métro. En fait, une jeune femme préposée aux informations des navettes, nous guide à l'interieur...du terminal. Nous étions sorties mais on ne pouvait pas savoir que ça serait à l'interieur...Et là, enfin, la fouuuuuuule. Et le métro. Pas compliqué, nous connaissons en gros la ligne qu'il faut prendre et il n'y en a pas trente six. Et on a une heure devant nous. On se pose sur les banquettes et là, avidement nos yeux enregistrent tout. Le paysage vert qui entoure l'aéroport (car il y a des forêts partout !!!) la ville de Narita, puis la banlieue Tokyoite...Je me rappelle encore de l'arrêt. Ueno.
Ueno. Ueno. Ueno desu.
Là nous devons prendre la ligne Hibiya (soit une autre ligne que celle de l'aéroport) en sens inverse pour arriver à Minowa.
Minowa. Minowa. Minowa desu. (à force d'avoir pris le métro, j'ai les annonces de station gravées dans le crâne).
Nous prenons la sortie 2A et tournons en rond...sous le soleil...On ne comprend pas trop. Enfin si, après un quart d'heure, je me décide quand même à zyeuter la réservations. Nous pensions que nous n'avions pas imprimé les directions mais nous les avions. Bref, il est expliqué qu'il faut prendre la sortir 1B pour avoir le chemin direct pour l'hotel. Sauf que cette sortie n'est accessible que si nous prenons le métro dans l'autre sens. Et les bouches sont pas très bien indiquées les unes par rapport aux autres sur le plan du quartier. Impossible pour le moment de retrouver la 1B en sortant par la 2A.
T_T sauf que la 1B aussi bien que la 2 A donnent sur la même rue (vous me suivez? En fait, la sortie que nous avions prise était encore plus facile pour trouver l'hotel que celle qu'ils indiquaient...vous prenez la station, vous la mettez perpendiculaire avec une rue qui traverse la station au milieu: en gros un T la barre du haut étant la station. Les extrémités de la barre sont la sortie 1B et 2A)
Je ne sais plus comment, mais nous avons fini par trouver notre chemin. Passons les 5 feux indiqués ( 5 passages à passer en ligne droite) et miracle...Nous voilà arrivées devant l'entrée du Tokyo International Hostel {note à tous ceux qui veulent aller à Tokyo: c'est un super endroit, très bien foutu et bien situé puisqu'à 5 minutes de la station de métro qui permet en ligne direct de faire Asakusa, Akihabara, Ueno, avec un petit changement très simple de faire Ginza, Roppongi et Shibuya-Harajuku-Shinjuku. De toute manière, nous avons maitrisé en à peine deux jours les plans de métro, il ne faut pas avoir peur, c'est hyper simple. On ne peut pas faire plus clair}.
Nous avons entre temps découvert les feux musicaux (quand c'est vert pour le piéton, une musique - différente pour chaque ville, et il y en a différentes par ville, s'enclenche. Nous supposons que c'est pour les aveugles), les trottoirs séparés par une ligne jaune épaisse et à "bosses" (sert encore une fois pour les aveugles également, ils la suivent avec leurs cannes et comme les lignes jaunes vont partout, elles leur indiquent les directions) un côté pour les cyclistes (car il y a des vélo absolument partout, il nous est arrivé d'en voir par centaine) un côté pour les piétons.
Nous avons vu notre premier combini un 7 eleven (par la suite nous découvrîmes les Lawson, Family Mart, Mini shop, et d'autres, nous en avons compter 8 et ils sont plus ou moins présent par ville. Par exemple à Tokyo, c'était une dominante de 7 eleven alors que plus on allait dans le sud, plus les Lawson étaient dominant). D'ailleurs j'adore les combini. J'aimerai bien importé le système en France ^^. Avec les boules de riz...Miam.
Les parkings jap si étranges et leurs voitures hideuses et énormes, mais très comfortables. Leur façon de conduire effrayante (à se demander s'il y a des limitations de vitesses).
Bref, à l'hotel, on a quelques déboires. Nous voudrions nous laver d'urgences. On est à moitié malade (par la suite on supposera que nous avons eu un choc thermique). Sauf que les check in ne sont qu'à partir de 15h et il est 12h...Nous allons squatter la salle commune de notre étage déséspérées. Ça tangue, la tête tourne. L'estomac ne donne plus signe de vie. Les jambes sont lourdes. On doit tenir une heure et demi comme ça, dans cette lente agonie. Quand l'animal le plus bizarre de l'hotel, un asiatique qui parle jap, mais qui de toute évidence n'est pas japonais, et qui semblait vivoter dans ce lieu comme si c'était chez lui, est arrivé avec son ordi. Une demi heure passe. Il semble se résigner à nous demander ce que nous fabriquons ici. Nous lui expliquons que nous attendons le check in. Sur quoi il se marre, nous dit que la fille de l'accueil est un peu barrée et que les chambres sont propres depuis longtemps et qu'on peut donc s'installer.
C'est la libération.
Ce jour là, nous avons essentiellement trainé dans les alentours de l'hotel. Nous avons acheté quelques trucs au combini, que nous avons mangé sans conviction dans un square pour enfant près d'une école primaire.
Bon je mets le récit en pause.
Dans les nouveautés, je suis inscrite à la conduite ça y est. On verra bien ...
J'essaye de vous trouver une image marrante du début du voyage.